Chronique d'août 1917: L'arrivée des réfugiés en Seine-et-Oise

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Télégrammes officiels d'août 1917 - ADY 10R51

Si au tout début du conflit les premiers réfugiés accueillis en Seine et Oise sont nombreux à venir de Belgique, rapidement les populations françaises des zones de combats ou des zones occupées par les Allemands s’y ajoutent. Il y a ceux qui fuient devant l’avancée des Allemands, ceux qui sont évacués parce que considérés comme des bouches inutiles dans des zones menacées ou bien à cause du déplacement du front.

En 1922 une circulaire ministérielle évalue le nombre de réfugiés pendant la guerre à 2 millions de personnes.

On peut constater dans ces télégrammes que les autorités françaises ont acquis une certaine expérience : on cherche à faire en sorte de ne pas séparer les familles et à les regrouper par origine géographique ; on se préoccupe des bagages et du ravitaillement et enfin on essaye de coordonner au mieux le départ et l’accueil.

En effet en décembre 1914 une circulaire ministérielle précise les conditions de prise en charge des réfugiés par l’Etat. Son application se fait sous le contrôle du ministère de l’Intérieur et des préfets comme on le voit dans ces télégrammes.

Outre les informations contenues dans ces documents, il est prévu une allocation journalière et l’Etat fait appel au « concours patriotique des populations » pour les accueillir. Cela se fait sans problème au début de la guerre mais peu à peu les civils des départements intérieurs rechignent de plus en plus à venir en aide à ces réfugiés. Les associations caritatives et en particulier la Croix rouge s’associent à l ‘aide et leur soutien est d’autant plus important que rapidement les réfugiés sont mal vus, considérés même parfois comme des vagabonds, des profiteurs ou encore des déserteurs.

C’est seulement à la fin de 1922 que le Service central des réfugiés au ministère de l’Intérieur est dissous.

Isabelle Attard

Pour aller plus loin

  • Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918 sous la direction de F. Cochet et R. Porte
  • P.Nivet, Les réfugiés français de la Grande Guerre, les « Boches du nord », Economica, 2004