Chronique de décembre 1915 : la mobilisation économique

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Affiche de l'armée portant réquisition des chevaux - AD78 / 103J11

Si la Première Guerre mondiale a été un conflit où les avancées techniques ont été déterminantes, les armées comptent encore beaucoup sur la force équestre.

L’étirement du front à partir de l’automne 1914 et l’enlisement du conflit redonnent un surcroît d’intérêt aux chevaux. Le document ci-contre mentionne un abaissement de l’âge de réquisition des bêtes à quatre ans, ce qui laisse à penser que l’armée a réévalué ses besoins à la hausse quand le conflit a commencé à s’inscrire dans la durée et dans un nouveau cadre : celui des tranchées.

Au début du conflit, l’armée française pouvait compter sur 3,5 millions de bêtes réquisitionnables. Dans les derniers mois, les pertes étaient telles qu’il fallut importer environ 10 000 bêtes par mois, notamment des Etats-Unis. La France perdit un million de chevaux pendant la guerre.

Le document mentionne également le cas des pigeons voyageurs. Cela n’est pas qu’anecdotique dans un conflit où la question des transmissions - avec l’arrière, entre corps d’armée - revêt une importance cruciale à laquelle les récentes avancées techniques comme la téléphonie ne permettent pas de répondre totalement. Les pigeons-voyageurs et colombophiles sont donc très recherchés par l’armée française, et durement réprimés par les Allemands dans le Nord, où la pratique de l’élevage de pigeons est particulièrement répandue.

Pierre BURIGNAT

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