Chronique de juillet 1918: La fête Nationale du 14 juillet à Corbeil : Différence entre versions

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Affiche du 14 juillet 1918 à Corbeil - AD78 cote 103J17
Affiche du 14 juillet 1918 à Corbeil - AD78 cote 103J17

La Fête Nationale du 14 juillet 1918 s’inscrit dans un contexte particulier qui est celui de la reprise de la guerre de mouvement sur le front occidental. « Depuis plus de trois mois, nous vivons des heures angoissantes : dans un suprême sursaut, l’ennemi veut atteindre le cœur de la France et nous imposer ses conditions de paix » peut-on lire sur le communiqué du Conseil municipal de Corbeil. Depuis le 21 mars l’Allemagne joue son va-tout en multipliant les offensives, en lançant dans la bataille les troupes rapatriées du front russe, tandis que les alliés font en sorte de tenir leurs positions.

Célébrer la Fête Nationale permet alors de remplir deux objectifs, celui de montrer la reconnaissance de la Nation à ceux qui se sont sacrifiés pour sa défense, et souder la population pour faire face à l’adversité. C’est ainsi qu’après avoir entendu La Marseillaise chantée par les enfants des écoles communales, est organisée une remise de diplômes aux familles des soldats morts pour la patrie. Cette distinction a été créée en avril 1916.

Adoptée en 1880, la Fête Nationale célèbre à la fois la prise de la Bastille ainsi que la Fête de la Fédération. C’est l’un des fondements de la culture républicaine. La Troisième République qui est encore contestée à la veille de la Grande Guerre s’enracine alors définitivement comme le montre ce document.

Jean-Christophe Blanchard