Louis Blériot et l’aérodrome de Buc

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Historique

Aérodrome Blériot

« Son nez légèrement busqué faisait dire à beaucoup de personnes qu’il possédait par prédestination un « profil d’oiseau » »[1]. Louis Blériot naît en 1872 dans la région de Cambrai et se passionne dès son plus jeune âge pour les sciences et techniques : d’abord l’automobile puis l’aéronautique à la fin du XIXè siècle. Dès 1906, il crée et teste plusieurs appareils et ce, malgré de nombreux accidents. En 1909, il crée la Société Blériot-Aéronautique et le 25 juillet de la même année, il réalise le premier vol au dessus de la Manche. Son exploit lui vaut une renommée internationale, le succès lui apportant de nombreuses commandes d’aéroplanes à la fin de 1909, juste à la suite du Salon de l’Aéronautique où il est présent. Pour répondre aux demandes croissantes, il doit trouver de nouveaux espaces, plus vastes et proches de Paris, pour réaliser des essais et lancer des formations au pilotage. Il loue en octobre 1909 un terrain à Levallois-Perret et y installe une usine de production d’aéroplanes. A la même période, il achète une ferme dans le Haut-Buc sur un terrain de 200 hectares et à la fin de l’année 1909, Blériot fait construire la porte de l’aérodrome à Buc.

Buc aviation

L’aéroparc de Blériot à Buc voit ainsi le jour. Le 13 novembre 1912, vient s’y ajouter une école de pilotage. L’aviateur développe plusieurs activités au sein de son parc : le tourisme aérien (représentation de spectacles aériens), la formation de pilotes civils et militaires et les essais d’appareils. La Grande Guerre approchant, les développements de l’aéronautique se voient de plus en plus liés aux armées. Ainsi le 29 mars 1912, une première loi est promulguée sur la création officielle de l’aviation militaire et de l’organisation de l’aéronautique. Blériot y voit une opportunité et se rapproche des milieux militaires. Il va d’ailleurs entrer le 5 mars 1914 au Conseil supérieur de l’aéronautique militaire.

Entrée de l'aéroport Blériot

Au début de la guerre, les autorités françaises, pensant à un conflit court, dissolvent les écoles de pilotage et réduisent la production d’aéroplanes. Cependant, l’école de pilotage de Buc est temporairement remise en service le 5 mars 1915. Le 14 juin, l’école est militarisée et ce jusqu’en juillet 1917.

Après la guerre, l’aéroparc retrouve ses fonctions originelles. Blériot veut y apporter en plus un nouvel aspect : l’aviation de tourisme. En 1919, il participe à la construction du monument aux morts de Buc en en finançant 1/10e. Toutefois, le succès de Blériot ne dure pas : il rencontre en effet de grosses difficultés financières dès les années 1920 et des troubles de voisinage durant la guerre entre les habitants de Buc et l’aéroparc ne font qu’envenimer sa réputation. Epuisé, Louis Blériot meurt finalement le 2 août 1936 à Paris.

Aérodrome de Buc

Sources

Bibliographie

78 personnalités illustrent les Yvelines, Conseil général des Yvelines, 2012.
Ville de Buc (dir.), Buc à travers l’aviation : L’aéroparc Blériot, Yvelinédition, 2009.
Ferdinand Collin, Parmi les précurseurs du ciel, Peyronnet & Cie éditeur, 1948.

Notes et références

  1. Ferdinand Collin, Parmi les précurseurs du ciel, Peyronnet & Cie éditeur, 1948. Collin était un des collaborateurs proches de Blériot

Voir aussi

Buc
Aéronautique dans les Yvelines
Aérodrome de Saint-Cyr-l’École
Fondation du patrimoine http://www.fondation-patrimoine.org/fr/ile-de-france-12/tous-les-projets-593/detail-aeroparc-louis-bleriot-de-buc-13201
Archives départementales des Yvelines, 7R 9 (organisation de meetings, de concours et de spectacles publics d’aviation. 1912-1918)

Iconographie 

3FI 41 33 / 6M 24



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