REBIERRE, Marcel
La vie avant la mobilisation
Marcel Théophile Rebierre est né à Marcq le 11 juillet 1891[1]. Il est fils de l’instituteur et maire du village Gabriel Théophile et de Louise Marie Sieurin. Le couple eut 13 enfants, nés à Marcq entre 1883 et 1899, puis à Athis-Mons (Essonne). Marcel est le sixième de la fratrie. Ses deux frères aînés, Léon[2] (né en 1884) et André[3] (né en 1886), firent la guerre et revinrent en vie, André avec une Croix de guerre.
Les 3 frères sont domiciliés à Athis-Mons (Essonne) au moment de leur inscription sur le registre d’incorporation militaire.
Parcours militaire
Appartenant à la classe 1912, Marcel est affecté au 82ème régiment d’infanterie au début des hostilités. La mobilisation les trouve en casernement à Troyes et Montargis. Le régiment rejoint le front dès les premiers jours de la mobilisation. Le 82ème incorpore le 5ème corps d’armée composant le 3ème armée. Celle-ci essuie les premiers revers des alliées contre les troupes allemandes. Les armées franco-britanniques se replient fin août. Le 5 septembre, commence la bataille de la Marne. Le 6 septembre, le 82ème essuie de grosses pertes en restant campé sur ses positions tandis que l’armée allemande avance : « L’ordre est de tenir à tout prix[4] ». Le journal de marche ne tient pas le compte des morts et des disparus trop nombreux, il mentionne : « Pertes effroyables ». C’est lors de cette journée que Marcel Rebierre trouve la mort.
Le nom de Marcel Rebierre est inscrit sur les monuments aux morts de Marcq (son village natal) et d’Athis-Mont (dernière résidence).
Notes et références
- ↑ Acte de naissance de Marcel Théophile Rebierre, registre des naissances, mariages, décès de Marcq 1875-1894, Archives départementales des Yvelines
- ↑ Fiche matriculaire de Léon Rebierre
- ↑ Fiche matriculaire d’André Rebierre, Archives départementales des Yvelines
- ↑ Journal de marche du 82RI, le 6 septembre 1914, site Mémoire des Hommes