Conflans-Sainte-Honorine durant la Grande Guerre : Différence entre versions

De Le Wiki de la Grande Guerre
m (Chemins de fer)
(Emprunt de Défense nationale)
Ligne 35 : Ligne 35 :
 
===Les tickets de rationnement===
 
===Les tickets de rationnement===
 
===Emprunt de Défense nationale===
 
===Emprunt de Défense nationale===
Les Conflanais prêtent à la Caisse d'Épargne de Pontoise <ref> diplôme de Madame Bailleux, fonds CATLA-MJC cote 0.1.15.2 </ref>
+
Les Conflanais prêtent à la Caisse d'Épargne de Pontoise<ref>Diplôme de Madame Bailleux, fonds CATLA-MJC cote 0.1.15.2.</ref>.
  
 
===Les abris===
 
===Les abris===

Version du 14 novembre 2015 à 12:10

Conflans-Sainte-Honorine est une commune située dans le canton de Poissy, dans l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye, du département de Seine-et-Oise.

Ses habitants sont appelés les Conflanais.

Géographie

Localisation

Conflans-Sainte-Honorine se situe dans la Seine-et-Oise, à dix kilomètres environ du centre de Saint-Germain-en-Laye et à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. La ville s'est développée au bord de la Seine, sur la rive droite du fleuve à son confluent avec l'Oise. L'urbanisation s'étend aussi sur la rive gauche. L'essentiel du relief est un plateau calcaire qui domine d'une trentaine de mètres les deux cours d'eau. La partie basse connait des inondations périodiques, mais peu désastreuses (mise à part la crue de 1910).

Elle est limitrophe des communes de Maurecourt et Andrésy (dont elle est séparée par l'Oise) à l'ouest, de Neuville-sur-Oise et d'Éragny au nord, d'Herblay à l'est et d'Achères au sud. Selon un axe sud-ouest–nord-ouest, sa longueur est d'environ 4,5 km pour une largeur moyenne de 2,450 km du nord au sud.

Transports

Batellerie

L'essor de la batellerie commence en 1855, avec l'installation de la tête aval de la chaîne de touage qui permet la remonte des péniches sur la Seine vers Paris, approvisionnant ainsi la capitale en plein développement urbain. Puis les remorqueurs s'imposent . Plusieurs compagnies ont leur port d'attache à Conflans et Andrésy sa voisine : les Bleus, les Guêpes, les Tritons.

Chemins de fer

En 1876, la compagnie des chemins de fer de l'Ouest crée la ligne Achères-Pontoise en la raccordant à la ligne Paris-Rouen par une bifurcation sise après la gare dite primitivement « Conflans-Étoile » qui deviendra de ce fait « Achères-Embranchement ». En service en 1877, la gare de Conflans-Andrésy permet aux agriculteurs de ravitailler Paris en produits frais. En 1892, la compagnie des chemins de fer de l'Ouest met en service la ligne Argenteuil-Mantes, qui met Conflans, à cette époque, à 40 minutes de la gare de Paris-Saint-Lazare grâce à un train omnibus. En train direct, il faut une vingtaine de minutes. Les gares de Conflans-Sainte-Honorine et de Conflans-Pont-Eiffel, dont la halte est créée en 1894 à la demande des habitants, permettent aux Parisiens de venir en villégiature sur les bords de la Seine et de l'Oise, favorisant ainsi l'urbanisation des quartiers de la confluence[1].

Politique et administration

Administration municipale

Maire : Henri Crapotte [2]

Population et société

Démographie

1911 : 3822[3].
1921 : 4466.

Enseignement

La ville de Conflans-Sainte-Honorine relève de l’académie de Paris/Versailles. Elle comprend deux écoles primaires (dont une privée). Le groupe scolaire situé à l'Hôtel de ville est dirigé par Eugène Chabrot jusqu'en 1917.

Organisation durant la Grande Guerre

Les réquisitions

Les Conflanais sont invités à remettre leurs armes à la mairie (cf liste des propriétaires et description aux Archives municipales de Conflans).

Les tickets de rationnement

Emprunt de Défense nationale

Les Conflanais prêtent à la Caisse d'Épargne de Pontoise[4].

Les abris

En février 1918, dans la crainte de bombardements, Henri Crapotte se met en quête d'abris dans la commune et recense toutes les carrières et caves susceptibles d'accueillir la population civile.

Les Chinois à Conflans

Des Chinois sont venus aider aux travaux agricoles, en particulier pour les récoltes de pommes de terre.

Les engagés

On recense 479 poilus conflanais [5]

Les prisonniers

Un tableau donnant la liste et les lieux d'emprisonnement des soldats conflanais est rédigée par le maire Henri Crapotte. Parmi eux, figure le propre fils du maire André [6]

Les Morts pour la France

79 soldats [7] ne sont pas revenus dont Henri Lacroix [8]

Le rapatriement des corps

Quelques uns de nos Morts pour la France, dont les corps ont pu être retrouvés,sont enterrés sur le côté du monument aux morts de la rue du Repos.

Santé

L'amblance

L'hôpital auxiliaire

L'hôpital auxiliaire est installé à l'aérium de la Haye au château de Théméricourt, situé qur le quai de la République [9]

Les monuments aux morts

Le monument national de la Batellerie

Il est érigé en 1922 par l'association des Anciens combattants de la Batellerie au Pointil (confluent de la Seine et de l'Oise)

Le monument aux morts

Il est situé au coeur du cimetière de la rue du Repos

La plaque commémorative

Elle est installée dans le hall de l'Hôtel de ville

Les rues de Conflans

Sources

Notes et références

  1. Histoire du chemin de fer à Conflans-Sainte-Honorine, Collectif MJC-Conflans À Travers Les Âges, 1986.
  2. Notice Geneanet
  3. Recensements, Archives départementales des Yvelines
  4. Diplôme de Madame Bailleux, fonds CATLA-MJC cote 0.1.15.2.
  5. Livre d'Or d'une école primaire, Pages vécues de la Grande Guerre, Eugène CHABROT, 1922
  6. Notice Geneanet
  7. Archives nationales. Guerre 1914-1918. Fonds du ministère des Pensions : livres d'or des Morts pour la France. Département de la Seine-et-Oise (1919-1935)
  8. Notice Geneanet
  9. Du fief de Théméricourt au château des Terrasses, Collectif MJC-Conflans à travers les âges, novembre 2011 , MJC de Conflans, éditeur (ISBN 978-2-9505451-2-1).